Cette page traite une seule question : votre véhicule doit-il passer le contrôle technique, et à partir de quand ? La réponse tient à deux informations, toutes deux inscrites sur votre carte grise. Le genre du véhicule, et sa date de première immatriculation.
L’essentiel. Une voiture particulière ou une camionnette de moins de 3,5 tonnes passe son premier contrôle avant son quatrième anniversaire, puis tous les deux ans. Les deux-roues, trois-roues et voitures sans permis sont soumis depuis le 15 avril 2024. Un calendrier de rattrapage fixe leur échéance selon l’année d’immatriculation, puis la visite revient tous les trois ans. Une remorque n’est concernée qu’au-delà de 3,5 tonnes, et un véhicule mis en circulation avant 1960 est dispensé. Le kilométrage n’entre jamais dans le calcul.
Sommaire
Voitures particulières et utilitaires légers
Oui, votre voiture est concernée, et la première échéance tombe avant son quatrième anniversaire. Le contrôle se fait dans les six mois qui précèdent cette date. Ensuite, il revient tous les deux ans. La règle couvre les voitures particulières et les camionnettes dont le poids total autorisé ne dépasse pas 3,5 tonnes (Sécurité routière).
La date qui compte est celle de la première mise en circulation, pas celle de votre achat ; vous la lisez en case B du certificat d’immatriculation (ANTS). Une voiture immatriculée pour la première fois en mars 2023 doit donc être contrôlée entre septembre 2026 et mars 2027.
La motorisation ne change rien à cette obligation : essence, diesel, hybride, électrique ou GPL, le calendrier est le même pour tous. Le contenu de la visite varie, pas le fait d’y aller.
Les utilitaires légers ont une obligation supplémentaire : entre deux contrôles techniques, ils passent une visite complémentaire consacrée à la pollution. Le cadre de ces obligations périodiques figure au code de la route (Légifrance).
Une vente avance l’échéance. Pour céder votre véhicule à un particulier, le contrôle doit dater de moins de six mois. Un véhicule de moins de quatre ans en est dispensé.
Deux-roues et trois-roues
Oui, depuis le 15 avril 2024. L’obligation vise toute la catégorie L : cyclomoteurs 50 cm³, scooters, motos et tricycles à moteur (Sécurité routière). Un 50 cm³ immatriculé est concerné au même titre qu’une grosse cylindrée.
L’entrée dans le dispositif s’est étalée sur trois années, selon l’année de première immatriculation.
- Avant 2017 : échéance passée, au plus tard fin 2024.
- De 2017 à 2019 : échéance passée, au plus tard fin 2025.
- 2020 ou 2021 : contrôle à faire en 2026.
- 2022 et après : dans les six mois précédant le cinquième anniversaire.
Ensuite, la visite revient tous les trois ans, un rythme fixé par décret (Légifrance). Si votre échéance de rattrapage est dépassée, elle ne s’efface pas : le véhicule circule simplement sans contrôle valide.
Quelques engins restent en dehors. La réglementation ne vise ni les véhicules de compétition, ni les machines tout-terrain non homologuées pour la route. Un vélo à assistance électrique bridé à 25 km/h n’appartient pas à la catégorie L : il n’a ni immatriculation, ni contrôle technique.
Véhicules sans permis, remorques, véhicules de collection
Trois familles, trois réponses. La voiture sans permis est concernée. La remorque ne l’est qu’au-delà de 3,5 tonnes, et le véhicule d’avant 1960 ne l’est pas du tout.
La voiture sans permis
Elle est soumise, comme les deux-roues. Un quadricycle léger à moteur relève de la catégorie L, donc du même dispositif (Sécurité routière). Le calendrier de rattrapage et la périodicité de trois ans s’y appliquent à l’identique.
La remorque et la caravane
Le seuil est de 3,5 tonnes de poids total autorisé en charge. Au-dessus, la remorque ou la caravane passe un contrôle chaque année ; en dessous, aucune visite n’est exigée. Vous lisez ce poids en case F.2 de la carte grise (ANTS).
Le véhicule de collection
Une mise en circulation avant le 1er janvier 1960 vaut dispense complète. À partir de cette date, un véhicule portant la mention « véhicule de collection » sur son certificat d’immatriculation passe le contrôle tous les cinq ans (Légifrance).
Cette mention est décisive : sans elle, un véhicule ancien reste sur le régime commun, tous les deux ans.
Les cas qui font douter
Dans presque tous les cas litigieux, la carte grise tranche. Deux cases suffisent : le genre en case J.1 et la date en case B (ANTS).
Arbre de décision : trois questions pour situer votre véhicule
Ce parcours est une méthode de lecture, pas un cas réel.
Question 1. Le véhicule est-il immatriculé et circule-t-il sur la voie publique ?
- Non : aucune échéance ne court tant qu’il ne roule pas.
- Oui : passez à la question 2.
Question 2. Quel genre figure en case J.1 ?
- VP, CTTE ou VASP jusqu’à 3,5 tonnes : premier contrôle dans les six mois précédant le quatrième anniversaire de la date en case B, puis tous les deux ans.
- Un genre de la catégorie L, soit CL, MTL, MTT1, MTT2, TM ou QM : passez à la question 3.
- REM ou RESP : regardez la case F.2. Au-delà de 3,5 tonnes, contrôle annuel. En dessous, aucune obligation.
- Mention « véhicule de collection » au certificat : avant le 1er janvier 1960, dispense. Sinon, tous les cinq ans.
Question 3. Quelle année figure en case B ?
- Avant 2017 : échéance dépassée depuis 2024.
- 2017 à 2019 : échéance dépassée depuis 2025.
- 2020 ou 2021 : contrôle dû en 2026.
- 2022 et après : six mois avant le cinquième anniversaire.
La date de référence est toujours la première immatriculation, y compris quand elle a eu lieu à l’étranger.
Camping-car, véhicule importé, véhicule remisé
Un camping-car jusqu’à 3,5 tonnes suit le régime des voitures particulières. Au-delà, il bascule dans celui des poids lourds, avec une visite chaque année.
Un véhicule importé conserve sa date de première mise en circulation d’origine, et la réimmatriculation en France ne remet pas le compteur à zéro. Le portail européen dédié aux véhicules rappelle les règles applicables entre pays de l’Union.
Un véhicule remisé n’a pas d’échéance à tenir, puisque l’obligation naît de la circulation sur la voie publique. Dès que vous reprenez la route, ou que vous vendez, le contrôle redevient exigible.
L’âge du véhicule, pas son kilométrage
Une idée revient souvent : un véhicule peu roulé ne serait pas vraiment concerné. C’est inexact. Le calendrier ne connaît que des dates, jamais des kilomètres. Une voiture de quatre ans affichant 12 000 km relève de la même échéance que les autres.
Ce critère d’âge mérite d’être défendu pour une raison pratique : il est vérifiable par n’importe qui, et il ne se manipule pas. Un compteur peut être trafiqué, une date de première immatriculation beaucoup plus difficilement.
Une réserve doit accompagner cette position : rien ne démontre publiquement que quatre ans, puis deux ans, constitue le meilleur intervalle possible. Aucune donnée accessible ne compare l’usure réelle selon l’usage du véhicule. Ce seuil est un choix réglementaire lisible, pas un optimum démontré. Le texte en vigueur reste consultable sur Légifrance.
Questions fréquentes
Une voiture de collection est-elle concernée ?
Cela dépend de sa date de première mise en circulation. Avant le 1er janvier 1960, elle est dispensée de contrôle technique. Après 1960, avec la mention « véhicule de collection » sur la carte grise, la visite a lieu tous les cinq ans (Légifrance). Sans cette mention, votre véhicule ancien reste soumis au calendrier ordinaire, tous les deux ans.
Une remorque doit-elle passer le contrôle ?
Seulement si son poids total autorisé en charge dépasse 3,5 tonnes. Vérifiez la case F.2 de la carte grise (ANTS) : au-dessus du seuil, la visite est annuelle. En dessous, y compris pour la plupart des caravanes et des remorques de bricolage, aucun contrôle technique n’est exigé.
Retenez les deux cases, le genre et la date de première immatriculation : elles disent si vous êtes concerné, et à quelle échéance. L’étape suivante consiste à relever la date de validité de votre dernier contrôle.
