Le permis ne commence pas à 18 ans, et il ne s’arrête pas le jour de l’examen. Entre la première inscription et la fin de la période probatoire, il s’écoule souvent cinq ans. Cette page suit ce parcours dans l’ordre où vous le vivez : les voies d’accès, la formation, les trois premières années, puis le budget. Chaque règle renvoie à sa source.
L’essentiel. Trois portes s’ouvrent avant votre majorité : le permis AM à 14 ans, la conduite accompagnée à 15 ans, l’examen du permis B à 17 ans. La formation reste la même pour tous, seul le calendrier change. Après le permis, comptez trois ans de période probatoire, ou deux après une conduite accompagnée. Vos points, vos vitesses et votre cotisation dépendent de cette période.
- Le permis AM s’obtient dès 14 ans, pour un cyclomoteur ou une voiturette.
- La conduite accompagnée démarre à 15 ans, après le code et une formation initiale.
- Depuis le 1er janvier 2024, vous conduisez seul dès 17 ans avec le permis B.
- La période probatoire démarre à 6 points et se termine à 12.
Sommaire
Les voies d’accès à la conduite
Trois portes s’ouvrent avant 18 ans, et elles ne donnent pas accès au même véhicule. Le permis AM couvre le cyclomoteur et la voiturette dès 14 ans. La conduite accompagnée démarre à 15 ans et prépare le permis B. L’épreuve pratique du permis B, elle, se passe à 17 ans, selon la Sécurité routière.
La conduite accompagnée porte aussi le nom d’apprentissage anticipé. Elle suppose le code et une formation initiale en auto-école. Vous roulez ensuite avec un accompagnateur, pendant au moins un an et 3 000 kilomètres. En contrepartie, votre période probatoire tombe à deux ans.
Un autre format existe à partir de 18 ans : la conduite supervisée. Elle s’adresse à celui qui a déjà suivi la formation et veut accumuler des kilomètres. Attention à la confusion : ce format ne raccourcit pas la période probatoire.
La formation et l’examen
La formation est identique quel que soit votre âge : le code d’abord, la conduite ensuite, l’examen pratique enfin. Votre âge décale le calendrier, pas les exigences. Un candidat de 17 ans passe la même épreuve qu’un adulte de 40 ans.
Tout démarre par un numéro d’enregistrement préfectoral, le NEPH. Il se demande en ligne sur le site de l’ANTS, souvent par votre auto-école. Sans lui, aucune inscription aux épreuves n’est possible.
L’épreuve théorique compte 40 questions, avec 35 bonnes réponses exigées. Son bénéfice reste valable cinq ans, dans la limite de cinq présentations à l’épreuve pratique. La formation pratique comporte un minimum de vingt heures en boîte manuelle, selon la Sécurité routière. Ce minimum est un plancher.
L’examen pratique dure une trentaine de minutes et se note sur 31 points, avec 20 points minimum et aucune erreur éliminatoire. Une fois reçu, vous conduisez en France pendant quatre mois avec le certificat d’examen, puis vous demandez le titre à l’ANTS.
Les trois premières années
Le jour où vous obtenez le permis, vous entrez en période probatoire avec 6 points, pas 12. Elle dure trois ans, ou deux après une conduite accompagnée. Elle impose le disque A, des vitesses abaissées et un taux d’alcool de 0,2 gramme par litre, selon la Sécurité routière.
Voici comment cette période se déroule, année par année. Cette chronologie illustre le barème publié par la Sécurité routière, appliqué à un dossier sans aucun retrait de points. Ce n’est pas une moyenne observée, mais une lecture du texte.
| Étape | Capital de points | Ce qui change |
|---|---|---|
| Jour de l’obtention | 6 points | Disque A obligatoire, 110 km/h sur autoroute, 100 km/h sur voie à chaussées séparées, 80 km/h ailleurs, alcool à 0,2 g/l |
| Fin de la 1re année | 8 points, ou 9 après conduite accompagnée | La majoration appliquée aux conducteurs novices est réduite de moitié, en l’absence de sinistre responsable |
| Fin de la 2e année | 10 points, ou 12 après conduite accompagnée | Après une conduite accompagnée, la période s’achève : plus de disque A ni de vitesses réduites |
| Fin de la 3e année | 12 points | Fin du disque A et des vitesses réduites, extinction de la majoration après trois années sans sinistre responsable |
Une formation complémentaire peut raccourcir cette période. Elle se suit entre le sixième et le douzième mois après l’examen, et retire un an à la filière classique.
Retenez que deux compteurs tournent sur la même date anniversaire, mais pas sous la même condition. Vos points progressent si aucune infraction n’a entraîné de retrait. Votre cotisation baisse si aucun sinistre responsable n’est enregistré. Un excès de vitesse gèle donc vos points sans toucher votre prime. Notez la date exacte de votre permis.
Voici une position assumée : la conduite accompagnée reste le meilleur choix du parcours pour un jeune. Elle réduit la période probatoire d’un an, divise par deux le plafond de majoration d’assurance et étale l’apprentissage sur plusieurs saisons, donc sur plusieurs météos.
Une réserve s’impose sur une idée reçue tenace : ces trois années s’écouleraient toutes seules. Elles ne s’écoulent pas, elles se tiennent. Une infraction retirant trois points ou plus impose un stage de sensibilisation dans les quatre mois, à vos frais. Le même retrait bloque la majoration annuelle de votre capital. L’ONISR documente la surexposition des jeunes conducteurs au risque routier.
Ce que ça coûte et les aides
Aucun montant unique ne tient, parce que le poste décisif est variable : le nombre d’heures de conduite consommées. Le forfait affiché repose sur le minimum réglementaire. L’écart entre deux budgets vient du prix de l’heure supplémentaire et du nombre de présentations.
Demandez ces deux prix par écrit avant de signer. Le contrat écrit et l’information tarifaire complète relèvent des obligations professionnelles contrôlées par la DGCCRF. Ajoutez une troisième question : quels frais s’appliquent si vous récupérez votre dossier pour changer d’établissement ?
Des aides existent, indépendantes de l’auto-école. Le compte personnel de formation peut financer la préparation au permis B, sous conditions. Un prêt à taux zéro s’adresse aux jeunes candidats. Des collectivités et des opérateurs de l’emploi complètent le dispositif. La Sécurité routière recense ces aides et leurs critères.
Reste l’assurance. Une majoration s’applique aux conducteurs novices, et la clause type annexée au code des assurances la plafonne à 100 % la première année (Légifrance). Après une conduite accompagnée, ce plafond tombe à 50 %. C’est un plafond, pas un tarif : votre cotisation dépend de votre dossier.
Un dernier point, souvent sous-estimé. Déclarer un parent comme conducteur principal alors que vous roulez tous les jours est une fausse déclaration. Le risque va jusqu’au refus d’indemnisation.
Questions fréquentes
À partir de quel âge peut-on commencer ?
À 14 ans pour le permis AM, à 15 ans pour la conduite accompagnée. L’épreuve pratique du permis B se passe à 17 ans. Depuis le 1er janvier 2024, vous conduisez seul dès cet âge, sans attendre votre majorité (Sécurité routière).
Que se passe-t-il en cas d’infraction pendant la période probatoire ?
Le barème de retrait est le même que pour tous, mais votre capital est plus petit. Une infraction à trois points ou plus impose un stage de sensibilisation dans les quatre mois, à vos frais. Le stage restitue jusqu’à quatre points. À zéro point, le permis est invalidé. L’avis de contravention et sa contestation relèvent de l’ANTAI.
L’ordre à retenir
Le parcours tient en quatre repères. Choisissez votre voie d’accès en pesant l’année gagnée par la conduite accompagnée. Sécurisez le dossier administratif avant la première leçon. Comparez les auto-écoles sur l’heure supplémentaire, jamais sur le forfait. Puis notez la date de votre permis : elle rythme vos trois premières années.
